L’an dernier, j’avais reproché à Patrick Lagacé de vouloir faire du sensationnaliste sur le dos des musulmans. Pour parler de l’Islam, il avait CHOISI d’aller rencontrer l’Imam le plus controversé de Montréal. Il s’en était même vanté dans un billet sur son blogue précédent la rencontre et je trouvais cette façon de faire très malhonnête. Si on veut comprendre l’islam, on ne va pas rencontrer le plus controversé, on va en rencontrer plusieurs, avec des réputations avantageuses qui les précèdent. Je trouvais son exercice futile et juste utile à augmenter l’ignorance sur la culture musulmane par ses nombreux lecteurs.
Je dois l’admettre, depuis, il a écrit plusieurs textes sur l’islam et il semble faire quand même parti des rares journalistes québécois à bien connaître l’Islam. Pourquoi alors avait-il choisi de rencontrer cet Imam? Sûrement un réflexe “Journalmontréalien” de l’an dernier.
Dans la Presse ce matin, son nouvel employeur, il y a également deux autres textes de Katia Gagnon et Laura-Julie Perreault qui sont fort intéressants. Elles prouvent que non seulement les gens ont toujours images remplies de préjugé sur les communautés ethniques (merci chers médias québécois) et que les demandes d’accommodements déraisonnables viennent d’une infime minorité de gens faisant parti des communautés immigrantes au Québec. Donc que tout ce débat et cette hystérie sont exagérés. Je vous suggère fortement de lire ses deux textes ici et ici. Ça change de tout ce qu’on entend dernièrement. On peut même lire que la grande gueule Stéphane Gendron avoue sa méconnaissance du sujet. Une chance qu’on l’a sortie des ondes celui-là.
Je suis dans un petit rush depuis 2 semaines. Lundi prochain, c’est la date de dépôt à Téléfilm Canada pour les projets en anglais au Québec. C’est avant cette date que tous les producteurs doivent soumettre leurs projets qu’ils tentent de développer en vue d’une production future.
Dans notre cas, nous déposons un seul projet lundi, c’est-à-dire le prochain film de Claude (réalisateur de KAMATAKI), Will James: The Drifting Cowboy. Oui oui, un vrai western québécois!! Nous allons raconter la vie de Will James que certains parmi vous connaissez déjà grâce au documentaire “Alias Will James” de Jacques Godbout (1988).
Will James, c’est un québécois né à St-Nazaire en 1892 et qui à l’âge de 14 ans, a sauté les trains pour se rendre dans l’Ouest canadien pour assouvir son rêve, devenir cow-boy. Son vrai nom était Ernest Dufault.
Suite à une mésaventure en Saskatchewan, il a dû fuir la justice canadienne et il s’est retourné à voler des chevaux aux États-Unis jusqu’au jour où il s’est fait arrêter. Ce croyant recherché au Canada, quand la police américaine lui demanda de s’identifier, c’est alors qu’il donna un faux nom: “I’m Will James, I was born in Montana.”
Will James n’était pas seulement un jeune cow-boy québécois avec une fausse identité. C’était également un auteur et un illustrateur hors pair. Il a publié une vingtaine de romans sur la vie des cow-boys (dont trois ont été adaptés au grand écran par Hollywood) et il était reconnu pour faire les meilleures illustrations de chevaux en action. Will James et son oeuvre représentaient au début du siècle dernier, l’essence même du cow-boy américain… et c’était en réalité un “french-canadian.”
Donc voilà, c’est un projet de film dont je vais vous parler durant les prochains mois. Nous avons déjà obtenu l’aide de la Sodec pour le développement et on verra bien si on réussit à charmer également Téléfilm Canada avec notre projet. Je vous tiens au courant.