6 posts tagged “travail”
Je suis dans un petit rush depuis 2 semaines. Lundi prochain, c’est la date de dépôt à Téléfilm Canada pour les projets en anglais au Québec. C’est avant cette date que tous les producteurs doivent soumettre leurs projets qu’ils tentent de développer en vue d’une production future.
Dans notre cas, nous déposons un seul projet lundi, c’est-à-dire le prochain film de Claude (réalisateur de KAMATAKI), Will James: The Drifting Cowboy. Oui oui, un vrai western québécois!! Nous allons raconter la vie de Will James que certains parmi vous connaissez déjà grâce au documentaire “Alias Will James” de Jacques Godbout (1988).
Will James, c’est un québécois né à St-Nazaire en 1892 et qui à l’âge de 14 ans, a sauté les trains pour se rendre dans l’Ouest canadien pour assouvir son rêve, devenir cow-boy. Son vrai nom était Ernest Dufault.
Suite à une mésaventure en Saskatchewan, il a dû fuir la justice canadienne et il s’est retourné à voler des chevaux aux États-Unis jusqu’au jour où il s’est fait arrêter. Ce croyant recherché au Canada, quand la police américaine lui demanda de s’identifier, c’est alors qu’il donna un faux nom: “I’m Will James, I was born in Montana.”
Will James n’était pas seulement un jeune cow-boy québécois avec une fausse identité. C’était également un auteur et un illustrateur hors pair. Il a publié une vingtaine de romans sur la vie des cow-boys (dont trois ont été adaptés au grand écran par Hollywood) et il était reconnu pour faire les meilleures illustrations de chevaux en action. Will James et son oeuvre représentaient au début du siècle dernier, l’essence même du cow-boy américain… et c’était en réalité un “french-canadian.”
Donc voilà, c’est un projet de film dont je vais vous parler durant les prochains mois. Nous avons déjà obtenu l’aide de la Sodec pour le développement et on verra bien si on réussit à charmer également Téléfilm Canada avec notre projet. Je vous tiens au courant.
Après la conférence de presse mardi, nous étions très content des deux nominations que nous avons obtenus pour la Soirée des Jutra. Nous nous y sommes rendus sans attente, juste un peu d’espoir pour la musique de Jorane. Quand ils ont nommé le nom de Claude dans la catégorie Meilleur Réalisateur, c’était pour nous la cerise sur le sundae. Dans notre cas, c’est vrai que de dire que nous sommes très content, juste d’être nommé.
Et quand on se lève le matin, et qu’on voit cet encadré sur la page couverture de La Presse, ça fait un petit velour.

Il y a également eu ça dans Le Devoir et dans The Gazette.
Merci, c’est très gentil!!!
Donc première nouvelle pour souligner mon retour sur le blogue.
Nous avons été ce matin à la conférence de presse pour l’annonce des nominations des Prix Jutra. Roulement de tambour…, KAMATAKI s’est mérité des nominations pour MEILLEURE MUSIQUE et également pour MEILLEUR RÉALISATEUR!!!!
Nous étions assez confiants pour la superbe musique de Jorane, mais la nomination pour la Réalisation est une très bonne surprise et un très beau cadeau pour Claude et le film. Nous sommes vraiment super contents.
C’est bien sûr loin des 12 nominations de Bon Cop, Bad Cop et Un Dimanche à Kigali mais pour un film qui a eu une petite sortie et dont la majorité de l’équipe était japonaise, nous sommes très contents de ses deux nominations.
Je souhaite bonne chance surtout à Congorama et le 18 février, ont va devoir se mettre beaux pour aller à la Soirée des Jutra.
Je vous disais que j’allais commencer à vous parler de nos projets au travail. Donc voilà. En ce moment, j’ai une liste (trop longue) de truc à terminer d’ici Noël pour clore définitivement nos trois anciennes productions. C’est une mission. Je veux absolument tout terminer. Ça tombe bien parce qu’en attendant, le travail qui doit être fait pour la prochaine production m’implique un peu moins en ce moment.
Ce projet, il s’appelle LOOKING FOR ANNE. Anne, c’est la Anne de la Maison aux Pignons Verts. Certains parmi vous savez que les livres, films et série télé de Anne La Maison Aux Pignons Verts est un succès phénoménal au Japon, et ce, depuis 50 ans. Et bien en 2008, ce sera le centième anniversaire de la publication du livre original. Chaque année, des centaines de japonais se rendent à l’île du Prince Edward pour visiter les lieux décrits dans le livre. Des agences de voyages annoncent déjà des forfaits spéciaux pour le centième anniversaire.
LOOKING FOR ANNE est un vieux projet que ma partenaire Yuri a dans les tiroirs depuis plusieurs années déjà. Au printemps, j’ai suggéré de relancer ce projet qui a un énorme potentiel commercial au Japon et je suis allé à Cannes avec l’espoir d’intéresser des producteurs japonais. C’est l’histoire d’une jeune fille, Annri, 17 ans, qui découvre après le décès de sa grand-mère l’histoire de Anne dont sa grand-mère raffolait. Elle découvre que sa grand-mère avait reçu le livre lors de la guerre par un soldat canadien dont elle était amoureuse. Ce soldat disait habiter près des lieux du livre. Elle n’a jamais eu de nouvelles de lui et comme toutes-bonnes fille, n’avait jamais parlé de son amour secret à personne et s’était mariée. Comme la grand-mère et Annri étaient seules au monde, la Grand-mère avait décidé d’offrir un voyage à Annri à l‘île du Prince-Edward comme tous les touristes japonais. Quand Annri découvre tout ça, elle décide de faire le voyage seul pour découvrir cet univers dont raffolait tant sa grand-mère, et secrètement tenter de retrouver cet amant canadien.
Je suis nul pour résumer des histoires par écrit et malheureusement, tous nos synopsis et scénarios ont été jusqu’à maintenant écrits en japonais. Je vais bientôt avoir une traduction anglaise du synopsis et du scénario. En septembre et octobre, ma partenaire Yuri a fait 2 voyages au Japon. Nous avons un gros producteur et distributeur intéressés au projet. Ils ont lu ce week-end le scénario et si tout va bien, ils vont se commettre au cours de la semaine prochaine pour le tournage du film. Ce qui est génial au Japon, c’est que tout le financement est privé. Pas de comparatif, ni de date de dépôt ou de compétition avec nos collègues. Si tout va bien, les deux compagnies vont approuver le budget de 3 millions pour le tournage en plus d’un budget de 1.5 million pour la publicité au Japon.
Qu’est-ce que je fais sur ça moi? Et bien c’est moi qui fais en ce moment le budget. J’ai également commencé mes contacts avec les avocats, les gens de l’île du Prince-Edward et je regarde également les incitatifs fiscaux pour tourner dans les provinces voisines comme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. À partir de janvier, nous allons travailler en préparation du tournage. Je vais faire un voyage pour visiter les trois provinces et rencontrer les dirigeants des bureaux du cinéma. Nous allons commencer à mettre en place un plan de travail. Effectuer tout de suite les réservations nécessaires comme les hôtels puisque nous serons un groupe d’une trentaine de personnes à venir pour presque 8 semaines. Ensuite, nous allons commencer à engager l’équipe en commençant par le directeur de production. Au Japon, ils vont être très occupés par la distribution des personnages principaux. À partir du printemps, il va commencer à y avoir plusieurs va et-viens dans la province où nous allons tourner le film. Le réalisateur japonais va sûrement venir pour commencer à faire du repérage.
Donc voilà un bref résumé de ce projet. Nous en avons d’autres sur lesquels nous travaillons en parallèle, mais c’est le seul que nous allons tourner en 2007.
Je vais finalement commencer à vous parler tranquillement un peu plus de mon travail. Faut bien l’admettre, tant que Bah est au Maroc, ma vie tourne presque exclusivement autour du travail ce qui fait que je n’ai pas grand-chose d’autre à raconter.
Donc, je suis producteur de films. Qu’est-ce que ça fait? Disons que notre travail consiste à développer des projets de films et tout faire pour en assurer la production. Je dirais que 75% du travail est donc du développement et du financement. Une fois le projet financé, le vrai travail commence, mais c’est malgré les mille problèmes à régler par jour, beaucoup plus facile à faire. La grande difficulté d’un producteur est de développer les bons projets et de les faire financer.
Nous sommes une petite boîte de production indépendante. Nous tournons en moyenne un long métrage par deux ans. Notre dernier film Kamataki a pris beaucoup plus de notre temps depuis sa sortie et nous avons été occuper une grande partie de 2006 à faire du ménage administratif (eh oui, l’administration occupe également une trop grande partie de notre temps).
Dans les prochains jours, je vais vous parler des différents projets que nous développons tranquillement. Si tout se passe bien, dans une semaine ou deux, nous allons obtenir le feu vert pour un film que nous allons tourner l’été prochain. Ce sera le sujet de mon prochain billet. À suivre donc!!!
À partir du 22 Novembre, les parisiens pourrons assisté à la Semaine du Cinéma Québécois à Paris. C’est une manifestation qui a lieu depuis quelques années déjà et qui tranquillement, obtient de plus en plus de succès.
Kamataki a eu le privilège d’être sélectionné cette année et il y aura deux représentations du film les 26 et 28 Novembre. Si des amis parisiens veulent aller à l’une des représentations, nous aurons une liste d’invités donc n’hésitez pas à me faire signe pour être ajouté sur la liste
Il y a cette année une belle brochette de films présentés et si je peux y aller de mes suggestions personnelles, je recommande des films comme : Congorama, Bon Cop Bad Cop, Les États Nordiques, et Un Dimanche à Kigali. À oui, le programme de courts-métrage qu’il ne faut jamais oublier également!
Bon cinéma québécois!!!!